samedi 22 avril 2017

Souvenirs...





Une lectrice de la Médiathèque André Hellé à Boissy Saint Léger nous a appris que les parents d'André Hellé (Laure et Pierre Gédéon Laclôtre) s'installèrent, sur leurs vieux jours, au 1 rue du Temple, à quelques rues seulement de la pharmacie paternelle si souvent citée dans les Souvenirs d'un petit garçon (Berger-Levrault, 1942).


 



Il nous a fallu peu de temps pour faire le lien avec la première vignette du livre de Souvenirs. La maison représentée dans l'avant-propos, pourrait-elle être justement celle du 1, rue du Temple ? Ne restait plus qu'à vérifier, en nous rendant sur place.





Malgré le re-lookage en "salon de beauté", on reconnaît aisément la façade de la "vieille maison d'Ile de France" où André Hellé raconte avoir retrouvé son "cahier d'écolier". Hellé a respecté les détails, par exemple le nombre de fenêtres, qui permettent même de jouer aux jeu des 7 erreurs et de repérer les transformations que la bâtisse a subies depuis.

La maison familiale était alors en vente, suite au décès de Pierre-Gédéon Laclôtre en 1939, deux ans après son épouse. L'artiste entame donc son travail de mémoire dans le sillage de ces disparitions familiales et son livre de souvenirs paraît en 1942.

Ces derniers faits confirment, si besoin était, que les Souvenirs d'un petit garçon 1871-1883 sont purement autobiographiques, et chaque fait y est réel, même si le conteur fait endosser les aventures à un prétendu cousin, licence poétique oblige...

Merci à Mme F. R. (fille d'une ancienne pharmacienne de la rue de Paris à Boissy), rencontrée lors de l'inauguration de la médiathèque et dont la famille reçut les Souvenirs des mains mêmes de l'illustrateur.

B.M.







mardi 11 avril 2017

Hellé soldé !




Saison des étrennes, Paris 1924





Les Galeries Lafayette proposent des "affaires exceptionnelles" au rayon librairie-jeunesse. Parmi d'autres albums, aisément identifiables, deux des plus beaux titres d'André Hellé, qui dégringolent de 15 fr à respectivement 9,25 et 9 fr.

Publiés tous deux chez Berger-Levrault en 1919, l'Histoire de Quillembois, soldat et La belle histoire que voilà durent s'avérer trop coûteux pour la clientèle française qui se relevait à peine des affres de la Grande guerre. 

Leur prix élevé était sans doute justifié par le soin extrême, apporté par Robert Steinheil (imprimeur d'art et époux de Marguerite Berger-Levrault) aux oeuvres de l'artiste, dont il était devenu l'éditeur de prédilection. Le raffinement de l'impression au pochoir sur de confortables planches, au format 32 x 25 cm, n'étaient visiblement pas dans l'air du temps. 

On notera la mention honorifique de "très bel album" attribuée au dernier ouvrage. Paradoxalement, ces deux titres sont loin aujourd'hui d'être les livres les plus courants d'Hellé, et l'Histoire de Quillembois est devenu très rare en bel état.



 Histoire de Quillembois, soldat, Berger Levrault, 1919. 
Collection du Musée du jouet, Poissy, photo R.P. Ribière.


  La belle histoire que voilà, Berger-Levrault, 1919. 
Couverture et page intérieure : "L'escargot bleu".
Collection M.C.H.